27.07.2009
Ferme ta bouche.
Donc dans la série "séries", je me suis mise depuis quelques jours à regarder "Lie to me".

A la bonne vieille sauce d'autrefois: dans le canapé d'un pote avec des trucs à grignoter, vu que mon ordi est sur le point de mourir, le moindre téléchargement lui serait fatal.
Donc on découvre la série petits bouts par petits bouts, quand il me laisse le temps de venir squatter chez lui. C'est marrant.
En gros, c'est l'histoire d'un spécialiste des expressions qui résout des affaires. En clair, il y a une affaire dans laquelle on se demande si le protagoniste ment. Le super spécialiste arrive, regarde le personnage, lui pose des questions, le filme et HOP, parce qu'il a les sourcils levés ou qu'il a tourné la tête à gauche, notre super spécialiste découvre toute la vérité.
Oui, c'est un peu tiré par les cheveux mais une série qui n'est pas tirée par les cheveux, ça ressemble à "Plus belle la vie". Du coup, même si on n'y croit pas, on fait semblant d'y croire parce que c'est agréable.
Ce qu'il y a d'intéressant dans cette série, c'est que c'est facile d'appliquer les règles du SuperSpécialiste.
Donc dès l'épisode n°2, entre deux bouchées de kit kat balls, je criais mes théories à mon acolyte de canapé:
MOI: "Mais nooooooooooooon il ment là, ça se voit complètement à la crispation de sa machoire et au clignement d'oeil, pffffff mais même moi je l'ai vu".
MON CANAPOTE: "..."
Et puis parfois, ils cherchent le meurtrier. Donc ils interrogent tout un tas de personnes. Le jeu, c'est donc de deviner avant eux le coupable, comme dans "Qui est-ce?".
MOI: "Rhaaaaaa mais bien sûr c'est le professeur qui voulait cacher sa liaison donc hop hop il zigouille les témoins"
MON CANAPOTE : "..."
C'est là que j'aurais dû voir les signes. Parfois, il est bon de se taire et de savourer une série sans spoiler la personne d'à côté. Et éviter aussi de bouloter tout le paquet de Kit kat balls la bouche ouverte.
Même si trouver le coupable avant tout le monde ça me donne l'impression d'être plus intelligente, il faut parfois cacher au reste du monde ma supériorité (muahahaha).
Ce qui me rappelle étrangement mes jeunes années (quoi? reproduction du schéma parental? meuh noooon). On avait l'habitude de suivre "Urgences" en famille. Avec 2 parents médecins, la série perd tout de suite de son attrait. ON SAIT TOUJOURS SI LES PATIENTS VONT MOURIR OU NON.
Même topo pour "Le 6e sens". J'étais au fond de mon canapé à côté de mon papa la 1ère fois que je l'ai vu. Une bonne soirée télé en perspective, pour une fois qu'on avait réussi à échapper au film d'Arte, russe, sous-titré et en noir et blanc.
5e minute: Bruce Willis se fait tirer dessus. Mon père lève un oeil de son journal: "Mmmm avec le nombre de balles et la place des impacts, ce gars est mort".
...
AAAAAHHHHHHH le spoil ultime.
Donc c'est promis: à tous mes futurs co-regardeurs, je jure de ne plus commenter en direct. Je me concentrerai sur les trucs à grignoter.
00:43 Publié dans Mon programme tele | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
19.07.2009
Previously on...
J'aime bien regarder des séries. Surtout un gros paquet d'un coup, comme on dévore un bon gros livre.
J'ai passé un certain nombre de week-ends devant mon ordi, en pyjama, à grignoter au dessus de mon clavier pour ne pas perdre de temps entre 2 épisodes. Une sorte de plongée en apnée dans un univers, c'est chouette.
On gagne en intensité mais on perd un peu en suspense. Comme à l'époque du collège/lycée où on se jetait tous les week-ends devant le nouvel épisode de Beverly Hills, impatientes de découvrir si Dylan allait enfin choisir entre Brenda et Kelly. 26mn plus tard, l'épisode se terminait généralement par un cliffhanger insoutenable et Dylan était toujours aussi hésitant.
Argument imparable d'ailleurs pour les parents qui pensaient que la télé rendait associables: PAS DU TOUT! Chaque épisode était en général suivi d'une conversation de 47 mn avec les copines, sur nos bons vieux téléphones fixes (époque bénie où je connaissais tous les numéros par coeur) pour élaborer toutes les suites possibles.
Dans le même registre, j'ai eu la chance de partir faire un bout de mes études sur un campus à l'étranger, au moment où les Américains avaient décidé de lancer beaucoup trop de bonnes séries en même temps.
2004/2005 = lancements, ENTRE AUTRES, de (attention, ça va faire mal):
- Lost
- Desperate Housewife
- Dr House
- The L world
- Grey's anatomy
- American Dad
- Entourage
- Prison break
- Rome
- The office (US)
Alors comme il fallait que j'étudie un peu et que je découvre les moeurs de mes amis kiwis en faisant beaucoup la fête avec eux, je n'ai pas suivi toutes les séries citées précédemment.
Mais dans le tas, on était accros notamment à Lost. Les choses étant bien faites, notre campus avait une connection internet super rapide. Et tous nos ordinateurs étaient reliés à un même réseau sur lequel nous étions sensés partager nos cours. Aha.
Ce qui fait que dès qu'un nouvel épisode était diffusé aux Etats-Unis, on pouvait sauter sur notre réseau magique et découvrir la suite des aventures de nos héros. Ce qui donnait lieu en général à un mail commun pour se regrouper à une heure précise dans la chambre de celui qui avait le plus gros écran avec popcorn et bières à la clé. Que du bonheur.
Et puis il y avait des petits malins qui aimaient faire des blagues et qui, le jour du téléchargement, balançaient sur le réseau des fichiers qui correspondaient à l'épisode tant attendu.
Mais qui n'en avaient que le titre.
Autant dire qu'on s'est retrouvé plusieurs fois devant des films humhum avec des gens nus et pas du tout perdus sur une île.
Aujourd'hui, je n'ai pas le temps de suivre semaine après semaines les nouveaux épisodes de mes séries, alors je me fais des marathons sur 2 ou 3 jours mais je regrette un peu mon suspense hebdomadaire et mes réunions popcorn.
03:19 Publié dans Mon programme tele | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
10.07.2009
Fan de
J'ai un petit côté groupie au fond de moi. Que j'assume relativement bien quand j'y pense.
Parce que je suis une gentille fan.
Tout a vraiment commencé avec Babylon Zoo. Une sorte de crush pour ce chanteur fou. J'avais 14 ans. Mes soeurs m'avaient même rapporté les EP qui étaient sortis uniquement en Angleterre. Je voulais l'épouser. Et je me disais que je n'écouterais plus que sa musique.
Version originale s'il-vous plait!
Et puis je l'ai laissé de côté (pardon pardon, mais tu comptes toujours beaucoup!!) pour des garçons à cheveux longs.
Silverchair. Ahhhhh Silverchair.
Je soupçonne leurs jolies petites têtes d'avoir jouées pas mal dans ma fan attitude. Il étaient beaux. Ils avaient mon âge. Ils étaient austaliens. Et ils parlaient du mal être de l'ado. Le kiffe ultime quoi.
Premières chansons apprises à la guitare de façon totalement autodidacte. Premiers albums vénérés. Premières paroles de chansons "qui me parlent vraiment au plus fort de mon coeur". Premiers vrais progrès en anglais. Première incompréhension de la famille.
Et surtout première inscription à un vrai fan club, avec fanzine imprimé en noir et blanc et agraphé moche.
Mon Nirvana à moi.
Parfois, il faut éviter de trop remuer les bons souvenirs: 10 ans après, ils se sont coupés les cheveux (surtout Daniel Johns), ils ont découvert les joies du tatouage et il semble qu'ils se soient lancés dans des carrières de chauffeurs routiers. Désillusion...


Avec grosse grosse boulimie de groupes. Et puis un jour, j'ai découvert:

Aller, on sourit les enfants
J'ai presque des petits papillons dans le ventre à reparler de Korn.
Premières envies de tatouages. Première idée de me mettre à la basse et de monter mon groupe. Premier collage de posters partout dans ma chambre. Et surtout premier vrai concert. Avec fosse, gens fous et bières. Ca marque.
Deuxième incompréhension de mes parents. Traumatisme de ma grande soeur qui était mon chaperon pour le concert.
Après cette longue période d'amour avec tous les membres du groupe et le suivi assidu des sorties de 2 de leurs albums, j'ai arrêté d'être monomaniaque.
J'ai appris à écouter plein de styles. J'ai eu de vrais coups de coeur musicaux mais je ne suis jamais repassée par la case "voir un concert de... et mourir".
Aujourd'hui, je suis juste une mini fan. Une groupie sensée.
Et puis aujourd'hui être fan, je trouve ça trop facile. Il y a 10 ans et plus, il fallait farfouiller tous les magazines spécialisés (merci Rocksound), veiller très tard pour enregistrer sur VHS les mini reportages diffusés sur mes groupes chéris (merci au nuits M6 clip et à la regrettée émission Fanzine), avoir un disquaire sympa (merci au petit gars de l'espace Laser Leclerc du Breuil) pour estimer s'y connaître un peu dans son groupe fétiche.
Aujourd'hui, il y a internet, c'est pas pareil. Presque trop facile.
De toute façon, aujourd'hui j'ai 27 ans et je n'ai plus besoin de mettre la musique très fort dans ma chambre pour faire comprendre à mes parents qu'ils m'énervent. Aujourd'hui, la musique que j'écoute, c'est tout simplement parce que je l'aime bien.
Et aujourd'hui précisément, j'ai deux gros coups de coeur.
Battle de groupes vraiment biens:
BEN MAZUE

Copyright: Sébastien Elion (flickr ici)
NAIVE NEW BEATERS

Copyright Thomy Keat
Cette fois-ci, pas d'envie de tatouage, ni de connaissance parfaite de toute leur biographie.
Dans les deux cas, ce sont des groupes que j'ai découvert sur scène et qui m'ont fait remuer le popotin. Un qui s'invite dans ta cuisine, un autre qui chante en simlish. Deux groupes un peu fous. Deux groupes radicalement différents mais que j'écoute en boucle dans mon ipod. Deux groupes avec qui je saoûle tout le monde. Deux groupes qui me font dire que la scène française a de bons gros talents encore trop cachés. Deux groupes que j'attends impatiemment de revoir sur scène. Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.
C'est ça être pour moi une mini fan.
Bon, et toute mini fan qui se respecte est aussi une mini attachée de presse.
Grosse grosse actu pour mes chouchous: les francopholies demain et après demain pour Ben et les NNBS.
Un album sorti pour les Naive New Beaters.
Un album qui sort AUJOURD'HUI pour Ben Mazué.

On y va, on y court, on y vole. Hop hop.
01:26 Publié dans Moi moi et moi | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
06.07.2009
Loose ultime.
C'est un fait, il y a ceux qui voient le verre à moitié plein et ceux qui le voient à moitié vide. Et il y a aussi ceux qui le voient au 3/4, 1/4, 4/5, 1/3 et 5/12 mais ça ne facilite pas mon explication alors je vais les laisser de côté discrètement.
J'ai plutôt tendance à le voir à moitié plein, pas parce que je me dis qu'il y a des petits enfants qui meurent de faim dans le monde, mais plutôt d'un point de vue totalement égoïste: le pessimisme me fatigue. Au sein propre du terme. Ca me pompe toute mon énergie.
De là à dire que je vis au pays des bisounours, il y a un un grand pas, voire un grand jeté double piqué.
Mais parfois il faut creuser sacrément loin pour trouver une once de positif dans une situation.
Comme vendredi dernier.
J'arrive à une soirée accompagnée de ma rhino pharyngite préférée qui me crie d'aller me coucher depuis des heures. La soirée est beaucoup trop loin de chez moi. Le passage du périphérique porte un dernier coup à ma motivation. Mais maintenant que j'y suis autant profiter. Je profite, je profite, jusqu'à réaliser qu'il va faire jour dans peu de temps, et que j'ai promis mes muscles de bras pour un déménagement le lendemain matin.
On rentre tous de bonne humeur en voiture.
Je marche dans les rues de Paris presque désertes.
Je chantonne pendant la montée de mes 6 étages.
Je farfouille mon sac devant ma porte.
J'arrête de chantonner tout net. Pas de clés.
PAS DE CLES.
Redescente des escaliers avec une insulte à chaque marche. Appel désespéré à mon hôte au milieu de la nuit qui me confirme que mes clés sont bien là, au chaud chez lui. Reinsultage de tout ce qui m'entoure. Cherchage de taxi à 4h du matin à Paris (même dans Koh Lanta il n'y a pas d'épreuve de ce niveau). Après 20 mn d'attente à côté d'un groupe de jeunes très très alcoolisés qui essayent de m'acheter mon téléphone(???), trouvage d'un taxi.
Et là, j'ai eu la chance de tomber sur un chauffeur perspicace qui a bien vu que j'hésitais entre éclater en sanglot ou dormir sur le trottoir avec mes nouveaux amis. Il me promet donc un aller et retour rapide et joli. Ca me plait. Je me cale dans les sièges en cuir et je décide de rigoler de la situation et surtout de profiter de ma ville la nuit, sans bruit et sans personne.
30 minutes de trajet plus tard, je me retrouve devant ma porte avec mes clés et quelques dizaines d'euros en moins.
Et un grand sourire d'auto moquage de moi.
Depuis j'ai acheté une boite noire à mes clés.
23:20 Publié dans Les surprises du quotidien | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note










